DPI en France : une proposition de loi pour autoriser le DPI-A

Une proposition de loi transpartisane relance le débat sur le DPI en France. Déposé à l’Assemblée nationale le 13 octobre 2026 et présenté publiquement le 28 octobre, le texte vise à autoriser le diagnostic préimplantatoire des aneuploïdies, ou DPI-A, dans certaines situations en parcours de fécondation in vitro (FIV).
Après des transferts qui n’ont pas abouti à une grossesse ou des fausses couches, cette nouvelle peut susciter de l’espoir, mais aussi des questions. Qu’est-ce que cette proposition pourrait changer ? Qui serait concerné ? Et quelles sont les limites du DPI-A ? Nous faisons le point avec la Dr Katharina Spies, spécialiste en médecine de la reproduction chez Vida Fertility.

- DPI-A en France : où en est la proposition de loi ?
- Le DPI est-il autorisé en France ?
- Proposition de loi DPI-A : qui serait concerné ?
- Pourquoi l’autorisation du DPI-A fait-elle débat ?
- Comment se déroule le DPI-A ?
- Quel est le taux de réussite d’une FIV avec DPI-A ?
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DPI-A en France : où en est la proposition de loi ?
Au 30 octobre 2026, le dossier parlementaire consulté indique un dépôt et un renvoi à la commission des affaires sociales. Il ne fait pas état d’une adoption définitive. Cette initiative ne modifie donc pas, à ce stade, l’accès au DPI-A en France.
La députée Constance de Pélichy, à l’origine de cette proposition de loi transpartisane, souhaite que le texte soit examiné à l’Assemblée nationale début décembre. Il s’agit d’une demande de calendrier, et non d’une date d’autorisation confirmée.
Le DPI est-il autorisé en France ?
Oui, le diagnostic préimplantatoire – DPI est déjà autorisé en France, à titre exceptionnel, dans certaines situations présentant un risque de transmission d’une maladie génétique particulièrement grave et reconnue incurable.
Le DPI-A, aussi appelé PGT-A, a un objectif différent : analyser le nombre de chromosomes à partir de cellules prélevées sur l’embryon. Une anomalie de ce nombre est appelée « aneuploïdie ». La proposition concerne ainsi une extension des possibilités d’analyse, et non la première autorisation du DPI en France.
Proposition de loi DPI-A : qui serait concerné ?
Le texte prévoit notamment de proposer cet examen en présence d’un âge maternel supérieur à 35 ans, d’échecs répétés d’implantation après transfert embryonnaire, de fausses couches à répétition ou de certaines anomalies susceptibles d’augmenter le risque d’aneuploïdie.
L’objectif annoncé est d’identifier les embryons ne présentant pas l’anomalie recherchée afin de les transférer en priorité. Ces critères restent ceux d’une proposition : ils peuvent évoluer pendant les discussions parlementaires et ne constituent pas une indication automatique pour chaque patiente.
Pourquoi l’autorisation du DPI-A fait-elle débat ?
Le débat porte sur l’intérêt médical de l’examen, l’encadrement de la sélection embryonnaire et l’égalité d’accès aux soins. Ses défenseurs soulignent que certaines personnes se rendent à l’étranger, avec des dépenses et des déplacements que toutes ne peuvent pas assumer.
La proposition prévoit de limiter l’examen à la détermination du nombre de chromosomes, sans permettre le choix du sexe ni la recherche d’autres caractéristiques génétiques. La discussion concerne donc les situations dans lesquelles le proposer et les garanties qui doivent l’accompagner.
Comment se déroule le DPI-A ?
Le DPI-A repose généralement sur le prélèvement de quelques cellules de la couche externe d’un embryon au stade blastocyste. Ces cellules sont analysées en laboratoire ; les embryons sont habituellement vitrifiés dans l’attente des résultats.
En Espagne, des cliniques comme Vida Fertility proposent cette technique après une évaluation médicale personnalisée, notamment en cas d’échecs répétés d’implantation ou d’âge maternel avancé. Ces situations peuvent conduire à envisager un DPI-A, sans constituer une indication systématique.
Chez Vida Fertility, notre équipe est spécialisée dans cette technique DPI et s’appuie sur notre laboratoire d’embryologie propre pour prendre en charge les étapes embryologiques, dont la biopsie et la vitrification.
Les résultats sont ensuite interprétés pour discuter des possibilités de transfert. L’analyse portant sur un échantillon de cellules, ses limites et ses implications doivent être expliquées avant l’examen.
Quel est le taux de réussite d’une FIV avec DPI-A ?
Il n’existe pas de taux de réussite unique applicable à toutes les situations. Le DPI-A ne modifie pas les embryons et ne garantit ni l’implantation ni la naissance d’un enfant.
Il faut aussi distinguer les résultats par transfert des chances cumulées d’avoir un enfant avec l’ensemble des embryons issus d’une ponction. Améliorer le premier indicateur ne signifie pas nécessairement améliorer le second.
À ce jour, voici les informations disponibles sur la proposition de loi visant à autoriser le DPI-A en France. Chez Vida Fertility, nous actualiserons cet article au fil des évolutions du débat et du parcours législatif.
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